Hello Dears Longtime!

J’espère que tout le monde va bien et que la vie est belle de votre côté ! Cet article aborde une toute autre dimension de ce que j’ai l’habitude de vous présenter par ici : Mère Nature. L’écologie est un sujet qui nous concerne tous en tant que citoyen du monde. J’ai été sensiblement touchée par Lady Selom, une dame avec un grand cœur qui véritablement et de par des actes, apporte sa pierre à l’édifice, en fonction de ses moyens et de ses possibilités. Elle nous parle aujourd’hui de la Colonie Verte, son projet 100% écologique.

Présentez-vous très chère…

Je suis Sélom Mensah, je suis une jeune femme africaine qui vit et travaille au Togo dans le domaine de la communication. J’écris et je réalise aussi des œuvres vidéo. Je suis aussi une amoureuse de la nature, soucieuse de mon environnement et désireuse d’impacter mon entourage.

Sélom, lors de la première édition de la Colonie Verte

Et c’est votre côté amour de la nature qui nous intéresse (rires). Alors Sélom c’est quoi la Colonie Verte ?

 La Colonie Verte Miadé Hihéa (qui signifie « sauvons le monde ») est un ensemble de classes vertes qui se veulent éducatives et ludiques que j’organise à Lomé, au Togo. Elles sont destinées aux enfants de 04 à 14 ans. La prochaine édition aura lieu à l’Institut Français du Togo et nous allons y créer un potager avec les enfants. L’idée est venue en constatant que la pollution augmentait à Lomé, alors que j’adore cette ville et mon pays. On me dit que c’est pire dans d’autres capitales africaines, mais moi, c’est ici que je vis, alors j’aimerais contribuer à la sensibilisation et à l’amélioration de mon environnement direct.

Vous êtes plus dans le domaine de la communication et non une formatrice de base, pourquoi donc avez-vous décidé de vous lancer dans l’organisation de ces classes vertes pour les enfants du Togo ? Quel est le lien avec votre activité de réalisation de films ?

Je ne suis pas formatrice, ce pourquoi je fais chaque fois appel à des professionnels de l’agroécologie, de l’agriculture, de la terre, de l’environnement, de la permaculture, des fruits et légumes etc pour venir nous parler de ce qu’ils connaissent bien. Aujourd’hui, nous constatons tous que les vidéos touchent davantage les gens que les livres par exemple. Alors, peut-être qu’un jour, j’associerai cette nouvelle passion à mon besoin de défendre la nature.

Comment définiriez-vous l’écologie ?

Pour moi, l’écologie c’est le souci de la protection de notre environnement naturel et le besoin de créer un meilleur équilibre, plus pacifique, entre la terre qui nous accueille et les hommes qui la peuplent.

Envisagez-vous faire une carrière dans l’enseignement ?

Le métier d’enseignante est mon métier raté j’y avais songé avant de devenir journaliste. C’est pour moi, le plus beau métier du monde car transmettre un savoir et des connaissances qui nourriront les futurs citoyens du monde, c’est magnifique. Je me rattrape sans doute un peu avec la Colonie Verte. Plus sérieusement, au-delà des enseignants je suis persuadée que les enfants tirent aussi leur savoir de ce que leurs transmettent leurs parents, leurs grands-parents, de ce qu’ils apprennent lors d’activités éducatives.

D’où vient cette envie que vous avez de vous engager en faveur de l’écologie ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été une enfant soucieuse des autres et de l’environnement. Et j’ai une intolérance assez forte à l’injustice. Elle me débecte. Partant de là, je trouve injuste de faire subir à la terre un certain nombre d’agression alors qu’elle nous nourrit et nous accueille. Normalement, la logique voudrait qu’on prenne bien soin d’elle, mais c’est l’extrême inverse qui se produit. Au-delà des discours, je suis une femme pragmatique qui aime me bouger pour ce qui compte pour moi. L’idée d’associer les enfants m’est venue naturellement car je suis aussi maman. Je voulais impacter mes enfants et tous les autres enfants sur ces sujets importants. Ils sont nombreux, il y a par exemple les dangers du plastique, l’importance de manger plus sain avec moins de sucre, la préservation de nos océans etc. Une fois sensibilisés, je suis persuadée qu’ils pourront mieux prendre soin de notre patrimoine commun.

Lors de la communication autour de cette 1ere édition, nous avons vu que vous avez diffusé un certain nombre de messages forts à l’endroit du public pour les sensibiliser. A qui s’adressent précisément ces messages ?

Ces messages s’adressent à absolument tout le monde : les jeunes comme les moins jeunes. Nous sommes tous citoyens du monde et nous nous devons de prendre soin de votre terre. Si nous ne le faisons pas, sans être catastrophiste, la terre nous en tiendra lourdement rigueur. C’est déjà le cas avec le réchauffement climatique, l’effet de serre ; la multiplication des inondations et incendies, la réduction de la couche d’ozone, les sécheresses, appauvrissement de la biodiversité etc. Je crois que personne n’est aveugle. Maintenant, la question est de savoir que comptons-nous faire ? C’est un cheval de bataille, mais c’est surtout une sensibilisation urgente, nécessaire et indispensable pour sauver notre planète.

Vous définiriez-vous comme une écologiste ? Est-ce que cela à un sens en Afrique ?

Oui, je suis une écologiste en conscience, c’est-à-dire qui souhaite aller au-delà des discours pour agir concrètement. Bien sûr que cela a un sens en Afrique, et bien plus que partout ailleurs. Pour une raison simple, aujourd’hui l’Afrique est la poubelle des autres continents et il faut que cela cesse car c’est totalement inadmissible ! Je me souviens des scandales écologiques comme celui du Probo Koala en Côte d’Ivoire en 2006. C’est un navire pétrolier qui, à l’époque, avait déversé ses déchets au port d’Abidjan, et d’où émanait des gaz mortels. En 2018, plus récemment, comme très souvent sans que cela ne fasse forcément grand bruit, il y a eu un mazoutage – polluer par le mazout – illégal dans le delta du Niger.

Quelles aspirations avez-vous en formant ces jeunes gens à l’écologie ?

Mon rêve est que dès aujourd’hui, ces jeunes filles et garçons prennent conscience que nous devons prendre soin et chouchouter notre terre car nous n’en avons qu’une. Mon rêve est que demain, ces jeunes filles et garçons prennent la relève des adultes qui présentement luttent pour préserver notre environnement à tous, et pourquoi pas, au côté de la jeune écologiste Greta Thungberg. J’ai envie qu’ils deviennent des ambassadeurs des valeurs de la Colonie Verte.

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Nos très chers ambassadeurs de la Colonie Verte

Lors de la 1ère édition, un slogan s’est dégagé : « le plastique ce n’est pas fantastique » qu’est-ce que cela signifie ?

(Sourire) Rien de plus que ce que cela veut dire ! Je ne suis pas une utopiste. J’ai conscience qu’il sera difficile à l’homme de ne plus du tout utiliser de plastique du jour au lendemain, tellement le matériau est entré dans nos habitudes, quoique… nous pouvons essayer, non ? Quoi qu’il en soit, il existe deux types de plastique : ceux qui sont durables et réutilisables, donc plus ou moins « tolérables » comme les chaises, les boites en plastiques etc. Et il y a ceux qui sont à usages uniques comme les sacs, sachets (notamment les sachets d’eau), couverts, boites, gobelets et bouteilles en plastiques qui sont et se retrouvent jetés un peu partout.

D’autres projets que vous voudriez partager avec nous ?

J’aimerais beaucoup associer les adultes aux enfants, pour une prochaine édition Colonie Verte. Les adultes sont certes toujours plus compliqués à convaincre et à mobiliser, car ils sont tous très occupés. Seulement, si nous n’avons un jour plus de terre mère où vaquer à nos nombreuses occupations, nous n’aurons bientôt plus l’occasion de les réaliser. Tout simplement. Si les enfants parviennent à faire des efforts, les adultes ne doivent pas rester en marge. Il est important qu’ils s’engagent aussi pour modifier leurs habitudes, leur manière de consommer, leur manière de se nourrir pour un environnement plus sain plus propre moins pollué et donc plus durable pour tous. C’est vraiment l’affaire de tous !

Un dernier mot pour finir ?

Oui, j’incite tout le monde à participer aux Colonies Vertes en inscrivant un enfant (neveu, enfant, petit frère ou sœur, filleule etc) on a tous dans nos entourages des enfants qu’on aime et pour lesquels on souhaite laisser une terre en bonne santé et un environnement préservé. Pour cela, il est important d’agir aujourd’hui et maintenant !

Très chers followers, le rendez-vous est calé sur le samedi 02 novembre à l’Institut Français du Togo avec nos tous petits pour créer un potager ; ce sera une occasion unique pour eux de s’amuser tout en apprenant alors n’hésitez pas à les inscrire. Pour toutes informations supplémentaires vous pourrez consulter l’affiche ci-dessous!

Allez je vous fais plein de bisous et à très bientôt !